Cri du PIAF n°13

Editorial du Cri du PIAF n°13

Didier Grange, Président du comité directeur du PIAF

Genève, le 15 juin 2016.

La nouvelle version du PIAF est en ligne !

Une nouvelle version et une brassée de projets : le PIAF évolue

Cette fois c’est fait : la nouvelle version du Portail a été lancée au mois d’avril. Après de nombreux débats, des travaux, l’installation de nouveaux outils, des transferts de données, des essais et des corrections, le PIAF a fait sa mue pour la troisième fois après son lancement en 2005. Autant dire que nous sommes heureux d’avoir passé le cap et nous sommes impatients de connaître vos réactions face à cette nouvelle mouture.

Car, certainement, avez-vous déjà eu l’occasion de visiter le nouveau PIAF et de noter quelques changements tant dans les outils utilisés que l’aspect général du site, voire son fonctionnement. La mue n’a pas été radicale, certes, mais elle amène son lot de changements et de nouveautés. Vous aurez aussi remarqué ces dernières, qui rendent le site encore plus attractif. Elles ont déjà été évoquées dans le communiqué que nous avons diffusé le 27 avril. Je vous renvoie à celui-ci pour plus de détails.

A ce stade, il vous appartient, la communauté des utilisateurs du Portail, de nous faire savoir si vous êtes satisfaits de cette nouvelle mouture, si vous rencontrez des problèmes, des dysfonctionnements ou si vous constatez des lacunes que vous souhaiteriez voir comblées. Dans notre esprit l’interaction avec les personnes qui recourent au PIAF est un élément fondamental auquel nous tenons beaucoup. N’hésitez donc pas à vous exprimer et à nous faire connaître votre opinion.

Le PIAF : par la coopération et pour la coopération

Bien que le PIAF soit un produit collectif, qui dépasse les frontières, les générations et les différences, ce lancement est l’occasion de remercier sincèrement quelques acteurs particuliers qui sont à l’origine de la nouvelle version. Bien sûr, la peur d’oublier quelqu’un me contraint à ne pas me risquer à citer trop de noms individuels. Mais, nos plus vifs remerciements vont à nos « deux Erics » - car c’est ainsi que nous avons baptisé affectueusement nos deux techniciens de Toulouse-Le Mirail, Eric Castex et Eric Ferrante, qui coopèrent au PIAF depuis de très nombreuses années, à Caroline Becker, notre infatigable et fidèle webmestre, aux membres du Comité ad hoc créé pour cette refonte et à sa Présidente, Hélène Cadieux, et plus largement au Comité de pilotage, qui a mis dans cette opération importante plus que son grain de sel. N’oublions pas non plus d’ajouter à cette liste de personnes, les institutions qui donnent au PIAF par le biais de l’AIAF, les moyens d’exister et de se développer.

Vers de nouveaux défis

Bien sûr, ce lancement marque une étape importante dans la trajectoire du Portail. Mais il ne représente qu’une étape. Les projets nous mobilisent encore et toujours. Ils sont nombreux, variés et stimulants. Petit à petit, après cette longue phase de maturation de la nouvelle version du Portail, nous nous remettons à l’ouvrage de manière à développer de nouveaux produits et prestations.

Parmi ces derniers, voici une brève liste qui nous l’espérons retiendra votre attention :

- Relevons qu’au mois de janvier dernier nous avons à nouveau reçu Michel Cottin au Comité de pilotage. Il est venu évoquer les résultats du MOOC  (Massive open online course) qu’il a créé dans le cadre de l’INTD (Institut national des techniques de l’information). Il y a quelques temps déjà que de notre côté nous évoquons la possibilité de nous lancer également dans la voie des MOOC. A ce stade, nous envisageons un rapprochement et pourquoi pas à terme un partenariat. Les instances desquelles nous dépendons devront se prononcer quant à cette suggestion. Voilà une affaire à suivre, porteuse de potentielles satisfactions et nouveautés.

- Un autre axe nous tient à cœur, c’est celui de l’ajout d’un volet dédié spécifiquement à la recherche en archivistique. En effet, ce volet manque au PIAF. Là aussi, des projets sont en gestation et commencent à prendre forme. Nous en sommes encore à la phase exploratoire, mais nous avons bon espoir qu’en 2017 nous aboutirons à un résultat concret, permettant à la communauté archivistique francophone de partager de manière ouverte et intelligente le fruit de ses recherches ou de présenter ses projets de recherche.

- Déjà évoquée à maintes reprises dans cette rubrique, la question de la certification est encore à l’ordre du jour. Dans ce domaine aussi, des contacts ont été établis, entre autres avec l’Agence Universitaire Francophone (AUF). Des discussions auront lieu les prochains mois. Gageons qu’elles déboucheront enfin sur une solution satisfaisante. Nous sommes conscients au PIAF que vous êtes nombreux en quête de la possibilité d’obtenir une forme de reconnaissance pour le temps et les efforts que vous consentez à recourir aux ressources du Portail, en particulier dans le cadre du volet « se former ».

- Finalement, après le lancement de la nouvelle version se posera la question de la composition de notre Comité de pilotage qui, je le rappelle, comprend actuellement douze membres. Qui continuera, qui cessera ses activités ? La question est ouverte. Il nous faut assurer à la fois la continuité et le renouvellement des personnes qui apporteront pendant quelques années leur énergie, leur savoir, leurs compétences et leur travail à ce bel exemple de coopération internationale professionnelle que représente le PIAF.

 

Nouvelles du PIAF

 

Pourquoi avons nous choisi le logiciel Drupal (Eric Castex, administrateur responsable informatique du PIAF) ?

Nous avons choisi Drupal car,  comme outil logiciel pour  la réalisation de sites web, il est librement adaptable. Il offre la possibilité de programmer les différents modules qui le composent  selon les besoins définis dans le cahier des charges, au plus près de la demande. De plus, Drupal est un logiciel dont le code source est libre. Enfin c’est un logiciel qui a été validé par la direction du système d’information du Ministère de la Culture qui nous héberge. 

J’ai consulté également  pour ce choix, les informaticiens des différentes Directions d’Archives, en particulier du Canada, du Québec et de France afin d’avoir leurs avis et leur accord. Dans le monde du web nous privilégions les logiciels libres et les logiciels dont la communauté utilisatrice est importante. C’est le cas de Drupal. Le PIAF utilise par ailleurs deux autres logiciels : Mahara qui supporte le volet E-pro et la chaîne éditoriale Scenari Opale qui sert à réaliser les modules de formation.

 

Les nouveautés du module 9 : une section consacrée à la numérisation.

Le module 9 qui porte sur la « Reproduction par microfilmage et numérisation » a été entièrement relu et actualisé par son auteur Patrick Perrot. Un ajout très conséquent a été fait à la section qui porte sur la numérisation. La technologie a considérablement évoluée depuis la mise en ligne de ce module il y a 10 ans, il était essentiel d’y apporter des changements.

Vous disposez donc maintenant, dans cette section 2 du module 9, d’un guide théorique et pratique sur les archives numériques et sur la numérisation. Il y est traité dans le détail et avec beaucoup de clarté  de ce que sont les archives numériques, de la nécessité et de la manière de définir un plan de numérisation, des différentes options qu’offrent aujourd’hui les numériseurs, des questions de résolutions et de partage de ces documents… Vous y trouverez également des informations sur les différentes pratiques à adopter en fonction de la nature des supports des documents (manuscrits, photographies, gravures, imprimés, cartes et plans, tableaux). La bibliographie proposée à la fin du module a également été considérablement enrichie de liens vers des données en ligne sur la numérisation. Vous y trouverez enfin une galerie de photos qu’il vous sera possible de réutiliser si vous en spécifiez la provenance (Module 9 du PIAF) et le propriétaire (propriété de l’AIAF). Vous l’aurez compris, le problème a été scanné sous toutes ses coutures !

Nous espérons que ce nouveau module sera adapté à vos besoins. Il ne peut malheureusement pas apporter des réponses à toutes les questions soulevées par les processus de reproduction. Il est en particulier impossible d’établir à priori la supériorité de la numérisation sur le microfilmage ou l’inverse. Il faut garder à l’esprit que les choix de transferts de supports sont cruciaux et doivent faire l’objet d’une réflexion approfondie. Comme l’explique Patrick Perrot en conclusion de la première section de son module :

« Chacun de ces procédés -micro filmage ou numérisation- a ses avantages et ses inconvénients. Il appartient à l'archiviste de décider quel procédé sera le plus efficace et aura la plus longue longévité selon les documents originaux et l'usage qu'il veut faire de ce transfert de support, ce choix fait partie de sa politique générale de conservation et de communication où il devra prendre en compte les aspects techniques et les aspects financiers. La numérisation ne doit être faite que si la maintenance sur le long terme est assurée. Il ne faut pas oublier qu'il est souvent judicieux de numériser les microfilms.

Les transferts de support sont une nécessité pour la conservation des documents originaux car les supports qui en résultent sont des supports utiles de substitution pour la consultation et la diffusion :

• le microfilm est un support de consultation contraignant mais un excellent support de conservation ;

• le numérique est un excellent support de communication, mais nécessite une démarche très rigoureuse et des moyens financiers importants pour pouvoir servir de support de conservation. »

 

 

Petit guide de fonctionnement de la nouvelle Bibliographie.

Nous vous l’avions annoncé l’année dernière, c’est désormais chose faite ! La nouvelle bibliographie d’archivistique francophone du PIAF est en ligne ! Les modifications ont porté sur le fond et sur la forme.

Sur le fond tout d’abord : le volume de notices en ligne a considérablement augmenté. Cette opération s’est accompagnée d’une remise à jour des notices déjà disponibles quand cela était nécessaire.

Le logiciel open source que nous utilisons pour stocker et organiser ces données est Wikindx. Il permet de créer un outil de recherche bibliographique très performant. Deux niveaux de consultation sont aujourd’hui à la disposition des internautes, un niveau simple pour les internautes qui ne souhaitent pas s’inscrire, un niveau plus sophistiqué pour les inscrits (note 1 : procédure d’inscription). Ce dernier permet de paramétrer ses recherches très finement.

Pour ce qui est du fonctionnement, ce nouvel outil offre, comme Zotero, la possibilité de constituer et de sauver des listes de notices dans un panier exportable, d’opérer des croisements de thèmes ou d’auteurs. Vous pouvez également créer votre propre bibliographie ou votre propre groupe d'utilisateur, soumettre de nouvelles références, ajouter des notes et commentaires aux références, et bien plus!

Ce travail de refonte considérable a été accompli par Madame Sabine Mas, professeure à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de l’Université de Montréal, assistée d’un de ses étudiants, Monsieur Simon Côté-Lapointe. Nous les en remercions !

(1) Pour s’inscrire, il suffit de se rendre sur la page d’accueil de la bibliographie et de cliquer en haut à droite sur « Créer un compte ». Cette inscription est soumise à validation. Vous recevrez donc un courriel de confirmation.

 

 

Présentation de la galerie multimédia et appel à contributions.

Une grande partie de nos efforts lors de cette refonte du Portail a été consacrée au déploiement de la rubrique « Se documenter ». L’accent a été mis sur la Bibliographie comme je le soulignais plus haut, mais aussi sur les galeries multimédia. L’objectif est de proposer, à terme, une banque d’images complète sur le métier de l’archiviste et ses pratiques. Nous nous sommes dotés du nouvel outil dédié aux galeries multimédia que propose Drupal. Cela nous a permis de construire des galeries d’image sur les étapes de la chaîne archivistique par exemple. Nous avons également mis en ligne, grâce au soutien des Archives nationales (France), une série d’interventions filmées sur le thème de l’évolution des publics.

Ces galeries restent incomplètes et très franco-québécoises. Nous avons besoin de votre collaboration pour les enrichir ! Envoyez-nous des photos de vos institutions ou de votre pratique professionnelle !

 

 

Regard vers une institution des archives francophone…

La Journée Internationale des Archives (9 juin)

La Journée Internationale des Archives est un grand évènement annuel dans le monde des archives. Fêtée dans de nombreux pays à travers le monde, cette journée donne lieu à des manifestations et évènements variés.
 

Pourquoi créer une Journée Internationale des Archives ?

Cette Journée Internationale des Archives, tout comme celle consacrée par exemple à l’Europe (9 mai), a pour objectif de promouvoir les archives dans le monde auprès des instances gouvernementales, des citoyens de chaque pays, des étudiants etc.

L’idée que se fait le grand public des archives est souvent vague et inadéquate. Englobée dans la masse patrimoniale, l’importance des archives pour la mémoire et la bonne gouvernance d’un pays n’est pas toujours perçue. Et la branche archives est donc bien souvent la moins dotée financièrement de l’arbre patrimonial.

Que sont les archives ?

Voici la définition proposée sur le site du Conseil International des Archives :

Les archives sont des documents créés, reçus, et conservés à titre de preuve et d’information par une organisation ou une personne pour répondre à des obligations juridiques, ou au cours de transactions. Les archives sont les documents qui sont conservés par ceux qui les ont produites, leurs successeurs ou une institution d’archives dont c’est le rôle à cause de leur valeur juridique ou parce qu’elles ont une signification historique sur le long terme.

Elles constituent un patrimoine culturel et une source d’information de premier plan. Le patrimoine archivistique constitue un témoignage inappréciable sur le développement économique, politique, culturel et social de l’humanité. La diversité des sources d’archives et de leur format est considérable. Pour assurer leur conservation, il faut avoir une approche très large qui prend en compte tous les types d’archives et de supports. Il n’est pas possible de se limiter à un seul type d’archive, toutes méritent qu’on s’y intéresse.

Pourquoi le 9 juin ?

Le saviez-vous ? Le 9 juin a été choisi comme Journée Internationale des Archives en souvenir de la création de l’ICA le 9 juin 1948 sous les auspices de l’UNESCO.

Cette Journée est officiellement née en 2007, cette décision a été ratifiée par l’UNESCO.

Depuis sa création en 2007, il est certain que cette journée prend de l’ampleur, donnant lieu chaque année à des manifestations et évènements dans un nombre grandissant de pays. Le site de l’ICA propose une rubrique « archives de la journée internationale des archives » qui expose ce qui a été fait dans quelques pays entre 2007 et 2015.

Que s'est-il passé le 9 juin 2016 ?

Cette année, le Conseil International des Archives souhaite donner plus de visibilité et de résonnance à cette journée. Aussi a-t’il mis en place un véritable plan stratégique de communication. Un thème est proposé cette année : “Archives, harmonie et amitié”. C’est une innovation. Ce même thème a été retenu pour le grand rassemblement des archivistes du monde entier qui aura lieu à Séoul en septembre 2016.

D’autre part, l’accent est mis cette année sur la célébration du métier d’archiviste, les compétences requises, la variété qu’offre ce métier, son caractère incontournable, drôle, passionnant. Bref, il s’agit de secouer l’image poussiéreuse de l’archiviste qui hante encore trop souvent l’imaginaire collectif !

Pour encourager les différents pays à promouvoir la cause des archives en ce 9 juin, le site de l’ICA met à disposition gratuitement des modèles de brochures ou d’affiches pré formatées ainsi que des conseils pratiques et des idées d’évènements (ici). Cette nouvelle offre est en accès libre sur le site du Conseil International des Archives. Un plan de communication avec la presse a été mis en place, l’utilisation des réseaux sociaux (Facebook, twitter, linkedin). Des messages ont été envoyés aux professionnels, aux associations professionnelles, aux enseignants et aux étudiants en archivistique pour les encourager à participer. Enfin, l’équipe de l’ICA attend des participants des bilans ou reportages photos de ce qui s’est passé dans leur pays le 9 juin.

Voici quelques exemples de ce qui a été réalisé cette année.

Les archives nationales de Tunisie

Les Archives nationales de Tunisie ont organisé un débat avec des professionnels autour du thème : « Actions des Archives nationales de Tunisie pour la collecte et la protection des archives durant la période transitoire 2011-2015 ».

Le modèle d’affiche mis à disposition des archivistes sur le site de l’ICA pour orchestrer la communication autour de cet événement a été utilisé !

 

BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec)

Nos collègues québécois ont opté pour la mise en ligne de photographies issues de leurs fonds. Elles présentent des illustrations de ce qui s’est produit le 9 juin dans l’histoire.

Vous retrouverez cette galerie en cliquant ici !

 

Les Archives nationales du Sénégal

A l'instar de la communauté archivistique mondiale, le Sénégal, à travers la Direction des Archives du Sénégal, a célébré la Journée Internationale des Archives le jeudi 9 juin 2016 avec comme thème "Archives, harmonie et amitié".

Placée sous le haut patronage de Monsieur le Premier Ministre, la manifestation s'est déroulée à partir de 9 heures 30 mn au Central Park, Centre commercial les 4C. Elle a débuté par l’inauguration du nouveau bâtiment des archives nationales.

 

Les Archives nationales de Guinée

A l’instar des autres pays à travers le monde, la Guinée a célébré hier, la journée internationale des archives, à travers notamment la direction nationale des archives. Autour du thème archives, harmonie et amitié,  on a noté une grande mobilisation des cadres du département et autres personnalités.

Source d’informations fiables pour une gouvernance responsable et transparente, les archives  jouent un rôle essentiel dans le développement des sociétés en contribuant à la constitution et à la sauvegarde de la mémoire individuelle et collective. Elles consignent les décisions, les actions et les mémoires et constituent un patrimoine unique et irremplaçable, transmis de génération en génération, à travers une gestion des documents dès leur création, pour en préserver la valeur et le sens.

Dans son discours de circonstance, le directeur national des archives, Seydouba Cissé, parlant de la journée l’assimile à une marque importante de reconnaissance du domaine archivistique. Les professionnels et les amis des archives unissent leurs voix en ce jour pour faire comprendre à tous pourquoi il est important de soutenir les archives et la profession d’archiviste. C’est une occasion excellente de découvrir ou de mieux connaitre notre profession.

Rappelant le contexte historique qui a débouché sur l’institutionnalisation de la journée, il a précisé que « c’est lors du congrès international des archives à Vienne (Autriche) en 2004, que les 2000 participants ont adopté une résolution demandant aux nations unies de créer une journée internationale des archives ». Autrement, poursuit-il, « c’est en 1948 que le Conseil international des archives (ICA) a été créé sous les auspices de l’UNESCO. Ce choix a été par la suite approuvé par le comité exécutif de l’ICA et adopté par la communauté archivistique dans son ensemble »

Evoquant enfin les défis auxquels font face les archives en ces temps où le numérique règne en maitre, Seydouba Cissé a fait remarquer : "Il est de plus en plus urgent et nécessaire, mais également de plus en plus difficile d’assurer la sécurité, l’accessibilité et l’authenticité des archives numériques et de garantir leur intégrité documentaire."

Note rédigée par Balla Yombouno

 

Les archives de la région de Madrid, Espagne

(témoignage de Monsieur Miguel DIAZ, stagiaire au Stage Technique International d’Archives 2014)

Depuis 2011, les Archives de la région de Madrid célèbrent chaque année la Journée internationale des archives. Dans le cadre de cet événement, la Sous-direction général des archives instaure des activités d'accès libre et gratuit, de même que des journées portes ouvertes pendant lesquelles les citoyens peuvent profiter de visites guidées pour admirer des documents de valeur dans la salle d’exposition. Une autre activité fondamentale, ce sont les débats et conférences où participent des archivistes de l'Union européenne et des professionnels étrangers de la culture. Lors de ces rencontres, des moyens techniques comme la vidéoconférence sont mis à disposition pour faciliter l’interaction avec le public. En outre, la mise en-place récente des ateliers éducatifs et le ciné-forum ont suscité un grand enthousiasme de la part du jeune public. Et puisque cette journée spéciale est aussi une occasion de faire la fête, la partie ludique n'oublie jamais de mettre l’accent sur les performances musicales des chorales et des récitals de piano. 

 

Cette année 2016, nous avons voulu ajouter un match de football au sein d’une compétition sportive organisée entre les différents membres des centres d'archives. Les visites guidées dans les Archives de la région de Madrid auront lieu le matin jusqu'à 13h. Antonio González Quintana, sous-directeur des Archives de la région de Madrid, inaugurera officiellement la sixième édition de la Journée internationale des archives à Madrid. L’exposition «Partage de souvenirs» («Compartiendo memorias») ouvrira ses portes ce même jour à partir de 17h, offrent au public les documents numérisés que les citoyens de Madrid ont fournis pendant l'année 2015. Le programme comprend également la présentation du livre sur les fonds documentaires de notre administration historique régionale  («Los fondos documentales de la Diputación Provincial de Madrid»), par Mª Jesús López Gómez, responsable du Bureau de description, et par Álvaro Soto Carmona, professeur d’histoire contemporaine à l’Université autonome de Madrid et membre du Conseil des Archives de Madrid. Et comme prévu, la musique et la danse clôtureront l'évènement avec un récital de flamenco interprété par les danseurs et les musiciens Noé Barroso, Elena Hidalgo, Juan Serrano et Emilio Gabarre, suivi du groupe de folk espagnol «Martina veut danser» («Martina quiere bailar») qui mettra un point final à cette grande journée.

 

Et pour finir, un exemple à l'échelle communale : les archives municipales d'Aubagne (France). L'annonce du programme de cette journée a été rédigée par Madame Barbara Holzl et publié bien en vue sur le site de l'institution.

Le 9 juin voit célébrer chaque année la Journée internationale des archives. Celles de la Ville d'Aubagne fêteront en cette date symbolique leurs dix ans d'existence. Afin de marquer l'événement, le service Archives Patrimoine organise deux journées portes ouvertes pour inciter un public curieux à découvrir ses activités. Une exposition retraçant l'historique et les missions des archives sera mise en place.

"Nous organisons une première journée le jeudi 9 juin. Le matin nous aurons le plaisir de recevoir la visite de Robert Ouchène, relieur à la boutique Au livre ouvert à Aubagne, et Sandrine Aulagnon qui vient du Var, pour des démonstrations d'enluminure et de reliure", annonce Sandra Rouqueirol, la responsable du service municipal des archives. Motivée par son désir de faire connaître le patrimoine au public, elle organise régulièrement des visites-découverte des lieux historiques et emblématiques de la ville.

Ouverture sur l'extérieur

L'inauguration de ces journées portes ouvertes est prévue pour 11 h 45 en présence du maire de la ville, Gérard Gazay, et de Geneviève Morfin, adjointe au maire déléguée au patrimoine et aux traditions. Un atelier "découverte du blason" sera également mis en place, durant lequel les professionnels apprendront aux enfants à reconnaître les différents blasons, notamment celui de la ville, et pourront créer le leur selon une véritable symbolique. C'est une classe de CM1 des Passons qui se prêtera au jeu. Si cette première expérimentation s'avère concluante, le service municipal des archives envisage de proposer régulièrement aux enfants ce genre d'activités dans le cadre du péri-éducatif.

Lors de la deuxième journée ce vendredi 10 juin, les visiteurs pourront assister à la projection de documents relatifs au développement de la ville ainsi que s'initier à la généalogie avec Édouard Vinstock, étudiant en master de tourisme, langue et patrimoine.

"Ces journées sont l'opportunité pour les archives d'entamer une démarche d'ouverture sur l'extérieur. C'est une ouverture sur l'avenir pour alerter non seulement le public, mais également nos collègues et les élus sur le travail qu'il reste à faire, explique la responsable. À cette occasion, nous avons décidé de créer un dépliant qui sera dévoilé pour la première fois lors de l'inauguration. Il s'inscrit dans notre démarche visant à faire connaître le service et ses différentes missions. Les gens pourront y retrouver les fruits de notre travail et mieux comprendre en quoi il consiste".

Service ouvert au public en 2006, les archives possèdent des tâches de diverses natures. Elles collectent les documents auprès de différents acteurs et les classent. Elles ont également une fonction de restauration et de conservation afin de pouvoir communiquer et mettre à disposition les documents. Elles ont aussi un rôle informatif en mettant en valeur les fonds à travers des expositions et des animations.

Nous remercions infiniment Madame Christine Trembleau, responsable de la communication au Conseil International des Archives, de l'aide précieuse qu'elle a apportée à l'élaboration de cet article.

Statistiques.

La fréquentation du portail PIAF en ce début d'année 2016 est en moyenne mensuelle de 16000 visiteurs unique. 

Vous passez en moyenne 3,41 minutes sur le site et vous êtes 63,5 % de nouveaux visiteurs. L'origine géographique des Piafnautes :  France, Canada, Côte d'Ivoire, Maroc, Algérie, Cameroun, Belgique, Tunisie, Sénégal, Suisse. La fréquentation quotidienne est de 687 visiteurs différents par jour soit un peu plus de 13 492 visiteurs différents chaque mois à présent. La fréquentation est en augmentation

Maintenant, le temps passé par chaque internaute sur le portail reste conséquent. 10,7 % des visiteurs passent en moyenne entre 15 mn et 1h sur le site. 4,5 % passent plus d'une heure.

Du 1er janvier 2015 au 27 nov. 2015 : 154 536 visiteurs ont fréquenté le PIAF.

 

Les données indiquées sur ce diagramme pour les mois d'avril, mai et juin 2016 sont provisoires. Nous avons basculé mi avril de l'ancien site du Portail vers le nouveau. Les outils statistiques que nous utilisons pour mesurer la fréquentation ne sont pas encore parfaitement calibrés. La baisse des visites indiquée ici n'est donc pas un reflet de la réalité. Nous avions connu une phase d'ajustement similaire lors de la refonte du Portail en 2009.

 

 

Merci à tous ceux qui font, qui utilisent et qui financent le PIAF !

Caroline Becker, webmestre du PIAF.

Comment adhérer et contribuer ?

  • par vos contributions aux différents modules. Si vous souhaitez apporter des contributions au Portail ou faire part d’informations qui vous paraissent importantes, vous pouvez remplir les formulaires dédiés à cet effet sur la page d’accueil du portail. N’hésitez pas !   
  • par votre aide financière (adhésion à l’ AIAF). Votre adhésion à l’Association Internationale des Archivistes Francophones permettra d’assurer la pérennité du Portail ! Pour cotiser, cliquez ici
  • en vous inscrivant à un groupe de travail sur un thème donné dans l’espace « E-Professionnel ». Vous pouvez contacter le webmestre Caroline Becker pour prendre connaissance des travaux en cours et vous inscrire.

Portail international archivistique francophone - © aiaf
Comité de pilotage : Didier Grange; Marcel Caya; Ibrahima Lo; Anne-Marie Bruleaux; Elisabeth Gautier Desvaux; Basma Shabou Makhlouf ; Hélène Cadieux ; Aida Chebi ; Yamina Mahmoud ; Sabine Mas ; David Rajotte, Françoise Lemaire. Publication : Caroline Becker. Maquette : Eric Ferrante