Le mot du Président


 

Didier Grange, Président du PIAF

Le PIAF : chantiers en cours, chantiers à venir…

Genève, le 19 mars 2013

 

D’après les relevés statistiques que nous avons effectués à la fin de l’année 2012, le PIAF a rencontré tout au cours de l’année passée un très grand succès. Ce sont près de 100'000 personnes qui ont utilisé les ressources du site en 2012. Aussi, nous vous remercions pour votre fidélité et pour votre confiance.

 

Le Comité de pilotage s’est réuni au début du mois de janvier à Paris pour faire le point sur le fonctionnement du Portail et les projets en cours ou à venir. Les discussions ont tourné autour de différents axes : la révision de divers modules du volet « Se Former », la mise à jour de la bibliographie archivistique francophone en ligne, les modifications à apporter à l’espace e-pro, la certification, l’utilisation du PIAF lors du prochain Stage technique international archivistique (qui débutera en avril de cette année, à Paris), et finalement la refonte générale du Portail.

 

Refonte générale du Portail ? A nouveau, me direz-vous…

Il est vrai que nous avions déjà fait des efforts considérables en 2009-2010 pour faire évoluer le PIAF. Mais, nous devons remettre l’ouvrage sur le métier. Rien de surprenant en cela quand on sait à quelle vitesse les adaptations doivent être faites pour un outil présent sur le web et utilisant les technologies du web. Le Comité du Portail est prêt à se lancer dans cette nouvelle phase. Il sent que le moment est maintenant venu de revisiter le Portail.

 

Les résultats  statistiques 2012 le poussent également à agir dans ce sens. Nous avons noté par exemple que 66% des consultations effectuées ont trait au volet « Se Former », c’est-à-dire aux cours en ligne. Les différents éléments du volet « Se Documenter » sont en revanche peu consultés, à l’exception de la bibliographie archivistique en ligne. Quant à l’espace e-pro, il est utilisé par six cents internautes. Ce nombre est encourageant et nous laisse bien augurer par rapport au futur : le potentiel que représente cet espace est bien présent.

 

En résumé, et sous réserve des études complémentaires que nous mènerons les prochains mois, deux thèmes semblent se détacher fortement : les cours en ligne et les communautés virtuelles. Ces deux pôles devraient certainement sortir renforcés suite à nos travaux.

 

Cette refonte ne peut pas être accomplie en deux temps deux mouvements. Même si un effort de simplification pourrait être réalisé rapidement, des changements structurels et de fonctionnement plus importants vont nécessiter du temps. L’année 2013 devrait être consacrée à la préparation générale du projet, à l’étude de données complémentaires que nous collecterons, à prendre des avis et des conseils, à la définition des objectifs que nous cherchons à atteindre, et à l’élaboration d’une proposition qui sera soumise en cours d’année au Comité directeur de l’AIAF, l’organe dont dépend le PIAF. Ensuite de quoi, il conviendra, en 2014, en fonction des décisions qui auront été prises, de passer petit à petit à la réalisation concrète de la nouvelle mouture du Portail. J’espère que le résultat final sera disponible avant la fin de l’année prochaine. C’est donc une nouvelle phase qui s’ouvre dans l’histoire du Portail, faite de réflexion, de consultation, d’échange, de travail et de changement.

 

Dans ce contexte, nous sommes très heureux d’annoncer que deux collègues rejoignent le Comité de pilotage du PIAF : Mme Elisabeth Gautier-Desvaux, Directrice des Archives départementales des Yvelines et Monsieur Mathieu Stoll, responsable du Bureau de l’accès aux archives du Service Interministériel des Archives de France. Leur expérience et leurs compétences nous aideront beaucoup dans les différents projets que nous avons entrepris et en particulier dans cette refonte que je viens d’évoquer.

 

Pour terminer mon message, un grand merci à toutes les personnes et institutions qui appuient d’une manière ou d’une autre le PIAF tout au long de l’année.

 

 

 

 

 

 

PIAF et Stage Technique International des archives (STIA) : un rapprochement et un défi (octobre 2012)

Parmi les projets qui ont mobilisé notre équipe ces derniers mois, j’aimerais mettre en lumière le rapprochement entre le PIAF et le STIA (Stage Technique International des archives).

Pour les personnes qui ne sont pas familières avec le STIA, rappelons que ce stage a été créé en 1951 par Charles Braibant, alors Directeur des Archives de France (1948 et 1959) et Président du Conseil international des Archives (ICA). Chaque année depuis lors, une quarantaine de stagiaires de différents pays se rendent à Paris pour partager leur expérience, compléter leur bagage et échanger entre eux et avec leurs homologues français. Aussi, ce sont des centaines de stagiaires qui ont bénéficié de cette possibilité au fil des ans. Un passage au stage marque. C’est un moment déterminant dans une carrière professionnelle. Les anciens stagiaires parlent en général avec enthousiasme et émotion de leur expérience parisienne. Au-delà des bénéfices professionnels, bien souvent, le stage a permis de créer de solides amitiés et contribué à la mise sur pied d’un vaste réseau international. Bref, le STIA est un élément incontournable du paysage archivistique mondial et ceci depuis une soixantaine d’années.

Mais, rien n’est immuable : le monde change, la profession évolue et les besoins se diversifient. La formule devait immanquablement être modifiée. Ceci d’autant plus que la durée du stage est maintenant réduite à cinq semaines (alors qu’elle était de trois mois il y a encore quelques années). Ce laps de temps ne permet plus d’aborder l’ensemble des thèmes de la même manière que par le passé. Certains se plaignent de ce changement, mais force est de constater qu’il faut s’adapter à cette nouvelle situation. Dès lors, le moment de faire évoluer le stage était venu.

Mais comment s’insère le PIAF dans ce travail de réflexion ? Des échanges ont eu lieu l’année dernière entre les dirigeants de l’AIAF (Association internationale des Archives Francophones) et M. Hervé Lemoine, le Directeur des Archives, et son équipe par rapport à la possibilité d’un rapprochement entre le STIA et le PIAF. M. Lemoine et ses collaborateurs avaient entamé des réflexions sur le STIA et son devenir il y a quelques temps déjà. M. Lemoine a eu l’occasion de voir de plus près le PIAF et de le pratiquer lors de la seconde Semaine internationale des Archives Francophones, tenue à Hanoï au mois de novembre dernier. Si le principe du rapprochement a très vite été accepté, restait la question du « comment ». En effet, comment concrétiser ce rapprochement ? Suite à des différents échanges et réunions, une délégation du Comité de pilotage du PIAF s’est rendue à Paris les 7 et 8 juin dernier, à l’invitation de nos homologues français, pour travailler avec nos confrères sur cette question. Après deux journées de discussions, de réflexions et de débats, sous la houlette de Jean-Pierre Defrance, le responsable du département de la formation scientifique et technique de la Direction générale des patrimoines, des principes généraux ont été proposés et une tentative de schéma général a été jetée sur le papier.

En ce qui concerne les principes généraux, certains points concernent directement le PIAF :  

  • http://www.piaf-archives.org/themes/piaf/images/green-bullet.png); background-position: 0% 0.5em; background-repeat: no-repeat no-repeat;">les prochains stagiaires du STIA devront connaître le PIAF avant de se rendre à Paris pour effectuer leur stage,
  • http://www.piaf-archives.org/themes/piaf/images/green-bullet.png); background-position: 0% 0.5em; background-repeat: no-repeat no-repeat;">l'espace e-professionnel du PIAF sera utilisé tout au long du stage -et une fois celui-ci fini, dans le cadre de la création d’un réseau des participants au stage,
  • http://www.piaf-archives.org/themes/piaf/images/green-bullet.png); background-position: 0% 0.5em; background-repeat: no-repeat no-repeat;">le découpage des modules du stage reprendra en partie celui du PIAF,
  • http://www.piaf-archives.org/themes/piaf/images/green-bullet.png); background-position: 0% 0.5em; background-repeat: no-repeat no-repeat;">Ibrahima Lo, notre collègue de l’EBAD (Dakar), sera responsable du module d'introduction (les fondamentaux) et du module conclusif,
  • http://www.piaf-archives.org/themes/piaf/images/green-bullet.png); background-position: 0% 0.5em; background-repeat: no-repeat no-repeat;">Caroline Becker et Anne-Marie Bruleaux, respectivement notre responsable web et notre responsable du volet e-pro, seront parties prenantes du nouveau stage et des projets liés à l’espace collaboratif.

Quant au programme général, il a fait l’objet d’intenses échanges. Finalement, un découpage provisoire par grands modules a été retenu. Des choix ont dû être faits : le temps imparti, et l’approche généraliste réclamée, ne rendent pas possible le traitement de tous les sujets qui avaient été listés lors d’un premier tour de table et encore moins le traitement de tous les sujets qui pourraient constituer un programme complet en archivistique. Le premier jet du futur programme devra encore être affiné dans les mois qui viennent. Une partie de cette tâche reviendra aux responsables des différents modules retenus, au nombre de cinq. Ils auront aussi à cœur de répondre à une autre demande formulée par les anciens stagiaires : pouvoir participer à des ateliers, travailler sur des cas concrets, réaliser des exercices. En un mot, mettre l’accent sur la pratique. Sans oublier que l’approche devra être résolument comparatiste.

Il est certain que l’utilisation du PIAF dans le cadre du stage amènera à terme une évolution du contenu des différents volets du portail et en particulier du volet « Se former ». On peut compter sur les futurs stagiaires pour nous faire part de leurs remarques, critiques et suggestions. Peut-être certains d’entre eux deviendront-ils dans l’avenir des contributeurs du PIAF. C’est ce que nous souhaitons, car, comme mentionné à diverses occasions, nous cherchons à diversifier les exemples et les approches.

Quant à l’espace e-professionnel, il devrait être dynamisé par le travail des stagiaires, que ce soit dans le cadre de leurs travaux personnels ou par le biais de leurs travaux de groupes. Ils devraient également recourir à cet espace pour leurs échanges et pour la réalisation de leur portefeuille professionnel dans lequel ils mettront leur profil et leurs réalisations. Le potentiel est bien présent mais pour le moment « e-pro » n’est que trop peu utilisé. Nous en sommes conscients et nous souhaitons voir cet espace collaboratif prendre son essor. Le STIA pourrait avoir cet effet si les stagiaires s’approprient l’instrument et la philosophie du travail collaboratif. Gageons que les nouvelles générations, beaucoup plus rompues que les anciennes – à laquelle j’appartiens- à ces outils, feront le pas avec aisance et énergie, et apporteront leur pierre à la construction du PIAF.

Au-delà du fond et de la forme même de ce projet, ce rapprochement est un signe de reconnaissance pour la qualité du PIAF et pour tout le travail accompli par les équipes du portail, depuis son lancement. Le PIAF, fortement soutenu par le Service Interministériel des Archives de France, soulignons-le, trouve dans ce rapprochement une autre vocation et peut-être à terme un nouveau souffle. En résumé, cette collaboration entre PIAF et STIA, initiée l’année dernière, est pleine de promesse(s). Toutefois, elle représente également un défi. Tout changement comporte des risques. Les mois qui viennent permettront d’affiner les choses et de préparer le terrain pour que la première édition du STIA « nouvelle formule » soit un succès et qu’elle réponde au mieux aux attentes formulées par les uns et par les autres. A suivre donc…

Je profite de cette occasion pour rappeler que l’équipe du PIAF se tient à disposition pour toute initiative en matière de formation qui pourrait se baser –en partie ou totalement- sur le Portail.


 

 

 

 

 

"Le PIAF à Hanoï : utilisez, participez, diffusez !" (Mars 2012)

 

L’Association Internationale des Archives Francophones (AIAF) a organisé une seconde édition de la Semaine Internationale des Archives Francophones. Celle-ci s’est déroulée à Hanoï, au Viêt-Nam, du 21 au 25 novembre 2011.

 

Dans ce cadre, deux journées d’initiation et de formation au PIAF ont été mises sur pied en collaboration avec la Direction d'Etat des Archives du Viet-Nam. Une cinquantaine de collègues francophones provenant du pays hôte, ainsi que du Laos et du Cambodge ont participé à cet événement.

 

Alternant des exposés, des périodes dites de découverte, des exercices pratiques et des débats, les journées consacrées au PIAF ont permis aux participants de mieux comprendre le fonctionnement du Portail, sa philosophie, son contenu et son potentiel. Les exercices pratiques ont particulièrement été appréciés, offrant la possibilité d’approcher de manière concrète les ressources mises à disposition et les logiques du Portail. Les participants, qui ont travaillé alternativement seuls ou en petits groupes, au gré du programme, se sont montrés assidus, persévérants et intéressés.

 

Comme je l’ai souligné lors de la clôture de ces deux journées, ce type d’événement n’est pas une fin en soi mais au contraire un début. Aussi, mon message s’est focalisé sur trois points qui me paraissent fondamentaux et que j’ai résumés en un slogan : Utilisez, Participez et Diffusez !

  Utilisez : Il convient que les participants au séminaire repartent dans leurs institutions en continuant de recourir régulièrement au PIAF. Le PIAF est un instrument de travail et de formation disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par année, relevons-le encore une fois. De plus, il n’est pas figé, mais évolue constamment.

Participez le PIAF peut également être considéré comme une philosophie. Tout un chacun peut y participer. Les possibilités d’intervenir et de contribuer à l’amélioration du produit existent et elles sont nombreuses. Le contenu du Portail peut être complété grâce à l’aide des professionnel-le-s.

Diffusez : Les participants au séminaire ont la responsabilité de faire connaître le PIAF à leurs collègues et confrères au sein des institutions dans lesquelles ils travaillent et dans leurs pays respectifs. Ils sont dorénavant les « Ambassadeurs » sur lesquels nous comptons vraiment pour que le Portail rende service à la communauté professionnelle et aux personnes intéressées par l’archivistique dans le sud-est asiatique.Ce slogan pourrait être repris. Il s’adresse à toute notre communauté professionnelle ; il n’a pas ni frontière, ni limite temporelle.

 

 

Pour revenir à cette Seconde semaine internationale et à la participation de l’équipe du PIAF, relevons que nos hôtes de la Direction d’Etat des Archives  du Viêt-Nam ont tout fait pour que notre séjour se déroule dans d’excellentes conditions et que les séances de travail puissent se tenir dans une salle parfaitement équipée. Qu’ils en soient remerciés. L’hospitalité et la disponibilité dont ont fait preuve nos collègues tout au long de ces journées ont été très appréciées.

 

 

 

Pour finir, j’aimerais exprimer mes plus vifs remerciements aux organisations et institutions qui ont permis la participation de l’équipe du PIAF à cette seconde Semaine internationale des Archives Francophones, grâce à leur appui financier. En particulier : l’Organisation Internationale de la Francophonie, le Conseil international des Archives, le Service Interministériel des Archives de France, ainsi que les Universités de Toulouse II-Le Mirail et de Haute-Alsace. J’adresse également mes remerciements aux animateurs des séances dédiées au PIAF, qui ont mêlé plaisir, initiative et entrain pour faire de ces deux journées consacrée au PIAF une belle réussite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Genève le 1er février 2011

Le PIAF... EN MOUVEMENT !

 

 

Si la phase de consolidation que j’avais évoquée dans mon précédent message est maintenant dépassée, il convient de souligner le fait que le PIAF, de par sa nature même, ne peut être qu’un outil perpétuellement en mouvement ! A la différence du monde de l’édition ou une version d’un ouvrage remplace la précédente, l’évolution du PIAF se fait par à-coups et par une succession de touches et de retouches des textes et autres éléments qui le constituent.

 

Cette caractéristique est particulièrement vraie pour le volet qui constitue le cœur du PIAF : le volet « Se former ». Lors de la dernière réunion du Comité de pilotage du PIAF, qui s’est tenue à l’Université de Haute Alsace, à Mulhouse, nous avons passé en revue l’ensemble des modules de cours. Force est de constater que malgré les efforts que nous avons fournis en 2010 avec nos partenaires (les auteurs des textes), bien du travail reste encore à faire. Rien de plus normal : la discipline archivistique n’est pas figée, elle évolue. Dès lors, nos modules doivent s’adapter aux progrès, aux remises en question et aux nouveautés du moment. Ce volet, par essence, est vivant. Il doit être revu à échéance définie. De nombreux auteurs sont au travail. Je vous invite donc à prendre connaissance des « Actualités » du site avec une certaine régularité, car nous continuerons d’annoncer les révisions et les mises à disposition des nouveaux textes.

 

Lors de la réunion de Mulhouse, nous avons décidé de répondre favorablement à une demande exprimée par de nombreuses personnes qui fréquentent le site. Les fichiers des modules de cours seront mis à disposition en format Pdf dans les meilleurs délais. Je rends toutefois attentifs celles et ceux qui souhaiteraient imprimer une version complète du contenu des cours au fait que l’ensemble du volet représente plus de 2000 pages A4 ! Ce nombre donne la mesure de l’ampleur du travail accompli et de la nécessité des révisions et mises à jour.

 

Le Volet « Se documenter » progresse également de manière réjouissante. La bibliographie archivistique francophone est complète jusqu’en 2007. Grâce à une équipe de bénévoles, nous allons mettre à disposition l’information pour les années 2008 à 2010. Le travail est en cours. Nous continuons aussi d’enrichir le glossaire tout en évitant une fuite en avant : nous ne visons pas à l’exhaustivité dans ce domaine. L’annuaire des institutions francophones comprend maintenant plus de 500 entrées. C’est considérable. La maintenance de ces données prend du temps et nous comptons sur la collaboration des institutions pour alléger le fardeau de notre webmaster. Les changements doivent lui être signalés. Le recueil de textes archivistiques francophones fondamentaux, qui permet de découvrir ou de redécouvrir des contributions importantes apportées à notre discipline, grossit avec le temps. Ce recueil sera complété ces prochains mois. Il en va de même pour la galerie multimédia.

 

L’« Espace professionnel » n’a pas été oublié non plus. Ce volet qui met à disposition une solution collaborative moderne peut être utilisé par les personnes qui souhaitent monter des projets en commun. Si l’outil est bien là, il nous manque encore des participants pour le faire vivre. Il a un grand potentiel. Alors, n’hésitez pas à vous lancer et à l’utiliser !

 

En plus du fonctionnement et de l’évolution du Portail lui-même, deux projets en lien avec le PIAF nous mobilisent cette année.

a) L’Association Internationale des Archives Francophones (AIAF) dont dépend le projet PIAF, tente d’organiser une seconde édition de la Semaine Internationale Archivistique Francophone, sur le modèle de celle que nous avons vécue à Dakar en 2009. Un partenaire a été trouvé, mais nous attendons des réponses par rapport au financement de cette opération, qui permettrait aussi de mettre en valeur le PIAF et d’en diffuser l’usage.

b) A la demande de nombreux collègues, le Comité de pilotage du PIAF se penche sur la possibilité d’utiliser le PIAF dans le cadre d’une formation certifiante ou dans le cadre d’une reconnaissance d’acquis. Vu la très grande diversité des contextes au niveau de la Francophonie, il n’y a pas de solution simple et « universelle ». Toutefois, des travaux dans ce domaine nous permettront peut-être de dégager à terme des modèles.

Nous vous tiendrons bien sûr au courant de l’avancement de ces deux projets.

 

En 2010, plus de 55'000 personnes différentes provenant de plus de 100 pays ont fréquenté le PIAF. Ce sont des résultats positifs qui encouragent le Comité directeur à poursuivre ses efforts pour améliorer le produit et les prestations. Le PIAF a un public. Demeure le souci de la pérennité d’un tel projet. La fragilité financière dans laquelle se trouve le Portail constitue un souci permanent pour toute notre équipe et pour toutes les personnes et institutions impliquées. Continuez de faire connaître le PIAF auprès de vos collègues, au sein de votre institution et parmi les archivistes ou personnes responsables des archives que vous fréquentez. N’oubliez pas non plus, quand cela vous est possible, d’adhérer à l’Association Internationale des Archivistes Francophones. Tout soutien est le bienvenu.

 

Pour terminer, un grand merci à toutes les personnes et institutions qui appuient d’une manière ou d’une autre ce projet tout à fait passionnant et qui le font vivre.

 

Didier Grange

 

 

Genève, 1er février 2010

 

Depuis quelques mois le PIAF est en pleine mue. Les modules de formation font l’objet d’une révision systématique. Certains d’entre eux sont remplacés ; d’autres, inédits, apparaissent pour la première fois ; quant aux derniers, ils sont partiellement repris, modifiés et complétés. Il s’agit là d’un exercice délicat mais nécessaire. Le moment est venu de faire évoluer le contenu du PIAF. Rien que de plus normal : le temps a fait son œuvre. Quant à la technologie employée pour mettre à disposition le PIAF, elle a aussi été revisitée. Résultat, nous avons décidé de passer à une nouvelle génération de technologie(s). Ces changements ne sont pas cosmétiques mais profonds. Ils demandent un travail considérable de reconstruction, de remodelage, d’adaptation et d’ajustement. Un grand merci à toutes les personnes qui ne comptent pas leur temps et mettent leur énergie et leurs compétences à disposition pour faire que le PIAF 2.0 soit -déjà- une réalité.

 

Faire peau neuve comporte toujours des risques. Il va falloir bien négocier le virage pour ne pas sortir du chemin que nous avons tracé… Notre objectif est d’offrir une nouvelle version du PIAF qui soit revue de fond en comble et qui fonctionne de manière satisfaisante. Or, les obstacles sont nombreux. Nous le constatons depuis quelques temps. Nous apprenons aussi. Même si bien des travaux ont déjà été réalisés, la consolidation demandera encore quelques mois. Patience. La précipitation n’est pas une option à mon sens dans un tel projet. Dès lors, il est important que les visiteurs/utilisateurs du PIAF soient conscients du virage dans lequel se trouve actuellement le PIAF. Il faudra qu’ils reviennent régulièrement visiter le site pour observer les évolutions qui vont se succéder et les résultats des efforts consentis par toutes les personnes et institutions impliquées.

 

Parmi les activités que nous avons menées récemment autour du PIAF, relevons l’extraordinaire semaine vécue à Dakar, au mois d’octobre 2009. Plus de 130 archivistes provenant de 26 pays ont profité de la générosité et de l’hospitalité de nos collègues des Archives nationales du Sénégal et de l’EBAD, avec l’appui de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et du Conseil International des Archives (ICA), pour se familiariser avec le PIAF et l’enseignement à distance. Au-delà de la formation, ce sont des liens que nous espérons solides et durables qui se sont tissés entre les participants à cette première Semaine Internationale des Archives Francophone (SIAF). Aller à la rencontre de ses utilisateurs, les écouter, échanger avec eux, a été une expérience fantastique pour toutes les personnes du PIAF présentes à Dakar. Il conviendra désormais de construire le futur du PIAF en se reposant aussi sur ces réseaux de professionnels et d’étudiants. Nous avons pu constater lors de cette semaine combien le PIAF répond à un besoin et combien, dans différents contextes, le PIAF peut constituer une réponse adéquate aux besoins. Notons également au passage, l’étroite collaboration mise en place avec le Conseil International des Archives (ICA), qui a soutenu la réalisation de cette semaine et qui a organisé à cette occasion différents ateliers de formation, suivis par bon nombre de participants. On peut se demander dans quelle mesure ce type de semaine et de partenariat ne pourrait pas être renouvelé dans d’autres pays francophones. A suivre…

 

Le Comité directeur du PIAF s’est réuni au mois de janvier à Bruxelles pour faire le point. Il a bien sûr évoqué les modifications en cours et listé les différents travaux qui doivent encore être accomplis dans cette phase de consolidation. Mais il a aussi consacré du temps à définir quels pourraient être les projets dans lesquels l’équipe pourrait se lancer dans les mois qui viennent. Nous reviendrons dans quelques temps sur les idées qui ont émergé.

 

Pour finir, un mot de gratitude envers deux personnes qui ont porté le PIAF pendant de longues années et qui en ont fait ce qu’il est aujourd’hui : à la fois un magnifique projet collaboratif francophone et un instrument de formation et de travail performant. Je veux parler bien sûr de Gérard Ermisse qui a été l’origine du PIAF avec un petit groupe d’archivistes francophones et de Marie-Edith Brejon de Lavergnée, coordinatrice du volet « Se former », véritable cheville ouvrière de la réalisation des différents modules de formation offerts en ligne. Même si petit à petit ils prennent de la distance, ils continueront à nous épauler et à suivre l’évolution du PIAF, j’en suis convaincu.

 

Comme nouveau Président du Comité directeur, c’est aussi pour moi l’occasion de remercier tous les auteurs, techniciens, webmestre, membres du Comité directeur et institutions qui participent à cette belle aventure, la soutiennent, la font évoluer et lui permettent de vivre.

 

Rendez-vous est pris avec vous pour de nouvelles informations, dans quelques temps…

Didier GRANGE

 

 

Mot du Président Gérard Ermisse

Paris le 8 octobre 2009

Comme à chaque automne, je viens vous donner la tendance du moment et évoquer avec vous les moments importants de la vie de notre Portail des Archives francophones

En cette fin du mois d’octobre 2009, ce sera pour moi la dernière occasion de m’exprimer en ma qualité de Président de PIAF. En effet va me succéder à la fin du mois Didier GRANGE, archiviste de la Ville de Genève, secrétaire général adjoint du Conseil international des Archives. Il travaillera avec l’aide  d’un Comité Directeur du PIAF renouvelé et rajeuni au sein duquel nouveaux et anciens se côtoient déjà dans le même esprit sympathique et amical : une des caractéristiques de notre projet !

Comme je le fais, Marie Edith Brejon de Lavergnée, autre pilier fondateur du PIAF depuis ses origines se retire. Je laisse le soin à Didier de vous présenter prochainement les nouveaux membres : au travail depuis 1 an maintenant, ils sont déjà très actifs.
Ils l’ont prouvé en s’investissant tous à fond dans l’organisation à Dakar du 19 au 23 octobre 2009 de la première « Semaine internationale archivistique francophone » comprenant des séminaires de formation de formateurs au PIAF et aux logiciels du CIA, ainsi que des rencontres autour de la formation à distance de l’EBAD (Voir les annonces de la SIAF de Dakar sur notre site).
Didier travaillera avec l’appui du Bureau de l’AIAF, notre maison mère, lui aussi renouvelé, dont le nouveau Président est Claude de Moreau de Gerbehaye, adjoint de l’Archiviste général du Royaume de Belgique et avec l’aide financière constante de l’OIF/IFN et de tous les Gouvernements qui soutiennent ce projet depuis les origines .

Le lundi 19 octobre à Dakar, devant les plus hautes autorités du Sénégal, sera inauguré le PIAF 2.0, nouvelle forme et métamorphose de notre Portail. La forme informatique en est totalement renouvelée sur la base de logiciels « libres », de nouvelle génération mieux adaptés à nos besoins : cet effort de renouvellement est constant en informatique. Sur le fond aussi, il s’agira d’un Portail profondément renouvelé par la reprise de certains modules de formation, la mise à jour de tous les autres et l’enrichissement du contenu.
Se référant à la philosophie du WEB 2.0, il vise à plus d’interactivité et à faciliter l’insertion des contributions dans tous les domaines provenant de notre communauté professionnelles. Ce sera le moyen de « colorer » le PIAF aux couleurs de chaque continent et de chaque pays dans le respect de la diversité des situations, des cultures et des environnements institutionnels de chacun d’entre nous.
Mais la technique et le travail de quelques responsables ne suffit pas : allons résolument vers plus de dynamisme, réagissons et prenons la plume ou plutôt la souris (ennemi juré des archives) et le clavier pour contribuer à l’essor du bien commun et à l’enrichissement du PIAF en apportant idées, expériences, exemples de réalisations, informations de toutes sortes pour chacun de nos Volets du Portail
Je termine ainsi mon mandat en faisant appel au sens civique de tous mes collègues et pas seulement ceux qui président aux destinées des Archives dans leur pays : même l’archiviste le plus isolé et perdu dans sa solitude peut nous apprendre quelque chose
Alors bonne chance et bon succès à ce projet vieux de 10 ans et qui prouve tous les jours son utilité : nous avons réussi notre pari de 2001. Je souhaite aussi que cette première Semaine de Dakar ne soit pas la dernière et que d’autres se déroulent dans d’autres « capitales » de l’archivistique francophone. Pour conclure ce mot, un grand merci et une profonde reconnaissance à tous mes amis du PIAF qui m’ont aidé et soutenu depuis que je le préside et une pensée spéciale pour le Directeur de l’EBAD, pivot de la formation en Afrique et le Directeur des Archives nationales du Sénégal qui ont permis de réaliser cet événement de Dakar qui clôt brillamment mon mandat.

Gérard ERMISSE