Le mot du Président


 

Didier Grange, Président du PIAFDidier Grange, Président du PIAF

Genève le 1er février 2011

Le PIAF... EN MOUVEMENT !

 

 

Si la phase de consolidation que j’avais évoquée dans mon précédent message est maintenant dépassée, il convient de souligner le fait que le PIAF, de par sa nature même, ne peut être qu’un outil perpétuellement en mouvement ! A la différence du monde de l’édition ou une version d’un ouvrage remplace la précédente, l’évolution du PIAF se fait par à-coups et par une succession de touches et de retouches des textes et autres éléments qui le constituent.

 

Cette caractéristique est particulièrement vraie pour le volet qui constitue le cœur du PIAF : le volet « Se former ». Lors de la dernière réunion du Comité de pilotage du PIAF, qui s’est tenue à l’Université de Haute Alsace, à Mulhouse, nous avons passé en revue l’ensemble des modules de cours. Force est de constater que malgré les efforts que nous avons fournis en 2010 avec nos partenaires (les auteurs des textes), bien du travail reste encore à faire. Rien de plus normal : la discipline archivistique n’est pas figée, elle évolue. Dès lors, nos modules doivent s’adapter aux progrès, aux remises en question et aux nouveautés du moment. Ce volet, par essence, est vivant. Il doit être revu à échéance définie. De nombreux auteurs sont au travail. Je vous invite donc à prendre connaissance des « Actualités » du site avec une certaine régularité, car nous continuerons d’annoncer les révisions et les mises à disposition des nouveaux textes.

 

Lors de la réunion de Mulhouse, nous avons décidé de répondre favorablement à une demande exprimée par de nombreuses personnes qui fréquentent le site. Les fichiers des modules de cours seront mis à disposition en format Pdf dans les meilleurs délais. Je rends toutefois attentifs celles et ceux qui souhaiteraient imprimer une version complète du contenu des cours au fait que l’ensemble du volet représente plus de 2000 pages A4 ! Ce nombre donne la mesure de l’ampleur du travail accompli et de la nécessité des révisions et mises à jour.

 

Le Volet « Se documenter » progresse également de manière réjouissante. La bibliographie archivistique francophone est complète jusqu’en 2007. Grâce à une équipe de bénévoles, nous allons mettre à disposition l’information pour les années 2008 à 2010. Le travail est en cours. Nous continuons aussi d’enrichir le glossaire tout en évitant une fuite en avant : nous ne visons pas à l’exhaustivité dans ce domaine. L’annuaire des institutions francophones comprend maintenant plus de 500 entrées. C’est considérable. La maintenance de ces données prend du temps et nous comptons sur la collaboration des institutions pour alléger le fardeau de notre webmaster. Les changements doivent lui être signalés. Le recueil de textes archivistiques francophones fondamentaux, qui permet de découvrir ou de redécouvrir des contributions importantes apportées à notre discipline, grossit avec le temps. Ce recueil sera complété ces prochains mois. Il en va de même pour la galerie multimédia.

 

L’« Espace professionnel » n’a pas été oublié non plus. Ce volet qui met à disposition une solution collaborative moderne peut être utilisé par les personnes qui souhaitent monter des projets en commun. Si l’outil est bien là, il nous manque encore des participants pour le faire vivre. Il a un grand potentiel. Alors, n’hésitez pas à vous lancer et à l’utiliser !

 

En plus du fonctionnement et de l’évolution du Portail lui-même, deux projets en lien avec le PIAF nous mobilisent cette année.

a) L’Association Internationale des Archives Francophones (AIAF) dont dépend le projet PIAF, tente d’organiser une seconde édition de la Semaine Internationale Archivistique Francophone, sur le modèle de celle que nous avons vécue à Dakar en 2009. Un partenaire a été trouvé, mais nous attendons des réponses par rapport au financement de cette opération, qui permettrait aussi de mettre en valeur le PIAF et d’en diffuser l’usage.

b) A la demande de nombreux collègues, le Comité de pilotage du PIAF se penche sur la possibilité d’utiliser le PIAF dans le cadre d’une formation certifiante ou dans le cadre d’une reconnaissance d’acquis. Vu la très grande diversité des contextes au niveau de la Francophonie, il n’y a pas de solution simple et « universelle ». Toutefois, des travaux dans ce domaine nous permettront peut-être de dégager à terme des modèles.

Nous vous tiendrons bien sûr au courant de l’avancement de ces deux projets.

 

En 2010, plus de 55'000 personnes différentes provenant de plus de 100 pays ont fréquenté le PIAF. Ce sont des résultats positifs qui encouragent le Comité directeur à poursuivre ses efforts pour améliorer le produit et les prestations. Le PIAF a un public. Demeure le souci de la pérennité d’un tel projet. La fragilité financière dans laquelle se trouve le Portail constitue un souci permanent pour toute notre équipe et pour toutes les personnes et institutions impliquées. Continuez de faire connaître le PIAF auprès de vos collègues, au sein de votre institution et parmi les archivistes ou personnes responsables des archives que vous fréquentez. N’oubliez pas non plus, quand cela vous est possible, d’adhérer à l’Association Internationale des Archivistes Francophones. Tout soutien est le bienvenu.

 

Pour terminer, un grand merci à toutes les personnes et institutions qui appuient d’une manière ou d’une autre ce projet tout à fait passionnant et qui le font vivre.

 

Didier Grange

 

 

Genève, 1er février 2010

 

Depuis quelques mois le PIAF est en pleine mue. Les modules de formation font l’objet d’une révision systématique. Certains d’entre eux sont remplacés ; d’autres, inédits, apparaissent pour la première fois ; quant aux derniers, ils sont partiellement repris, modifiés et complétés. Il s’agit là d’un exercice délicat mais nécessaire. Le moment est venu de faire évoluer le contenu du PIAF. Rien que de plus normal : le temps a fait son œuvre. Quant à la technologie employée pour mettre à disposition le PIAF, elle a aussi été revisitée. Résultat, nous avons décidé de passer à une nouvelle génération de technologie(s). Ces changements ne sont pas cosmétiques mais profonds. Ils demandent un travail considérable de reconstruction, de remodelage, d’adaptation et d’ajustement. Un grand merci à toutes les personnes qui ne comptent pas leur temps et mettent leur énergie et leurs compétences à disposition pour faire que le PIAF 2.0 soit -déjà- une réalité.

 

Faire peau neuve comporte toujours des risques. Il va falloir bien négocier le virage pour ne pas sortir du chemin que nous avons tracé… Notre objectif est d’offrir une nouvelle version du PIAF qui soit revue de fond en comble et qui fonctionne de manière satisfaisante. Or, les obstacles sont nombreux. Nous le constatons depuis quelques temps. Nous apprenons aussi. Même si bien des travaux ont déjà été réalisés, la consolidation demandera encore quelques mois. Patience. La précipitation n’est pas une option à mon sens dans un tel projet. Dès lors, il est important que les visiteurs/utilisateurs du PIAF soient conscients du virage dans lequel se trouve actuellement le PIAF. Il faudra qu’ils reviennent régulièrement visiter le site pour observer les évolutions qui vont se succéder et les résultats des efforts consentis par toutes les personnes et institutions impliquées.

 

Parmi les activités que nous avons menées récemment autour du PIAF, relevons l’extraordinaire semaine vécue à Dakar, au mois d’octobre 2009. Plus de 130 archivistes provenant de 26 pays ont profité de la générosité et de l’hospitalité de nos collègues des Archives nationales du Sénégal et de l’EBAD, avec l’appui de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et du Conseil International des Archives (ICA), pour se familiariser avec le PIAF et l’enseignement à distance. Au-delà de la formation, ce sont des liens que nous espérons solides et durables qui se sont tissés entre les participants à cette première Semaine Internationale des Archives Francophone (SIAF). Aller à la rencontre de ses utilisateurs, les écouter, échanger avec eux, a été une expérience fantastique pour toutes les personnes du PIAF présentes à Dakar. Il conviendra désormais de construire le futur du PIAF en se reposant aussi sur ces réseaux de professionnels et d’étudiants. Nous avons pu constater lors de cette semaine combien le PIAF répond à un besoin et combien, dans différents contextes, le PIAF peut constituer une réponse adéquate aux besoins. Notons également au passage, l’étroite collaboration mise en place avec le Conseil International des Archives (ICA), qui a soutenu la réalisation de cette semaine et qui a organisé à cette occasion différents ateliers de formation, suivis par bon nombre de participants. On peut se demander dans quelle mesure ce type de semaine et de partenariat ne pourrait pas être renouvelé dans d’autres pays francophones. A suivre…

 

Le Comité directeur du PIAF s’est réuni au mois de janvier à Bruxelles pour faire le point. Il a bien sûr évoqué les modifications en cours et listé les différents travaux qui doivent encore être accomplis dans cette phase de consolidation. Mais il a aussi consacré du temps à définir quels pourraient être les projets dans lesquels l’équipe pourrait se lancer dans les mois qui viennent. Nous reviendrons dans quelques temps sur les idées qui ont émergé.

 

Pour finir, un mot de gratitude envers deux personnes qui ont porté le PIAF pendant de longues années et qui en ont fait ce qu’il est aujourd’hui : à la fois un magnifique projet collaboratif francophone et un instrument de formation et de travail performant. Je veux parler bien sûr de Gérard Ermisse qui a été l’origine du PIAF avec un petit groupe d’archivistes francophones et de Marie-Edith Brejon de Lavergnée, coordinatrice du volet « Se former », véritable cheville ouvrière de la réalisation des différents modules de formation offerts en ligne. Même si petit à petit ils prennent de la distance, ils continueront à nous épauler et à suivre l’évolution du PIAF, j’en suis convaincu.

 

Comme nouveau Président du Comité directeur, c’est aussi pour moi l’occasion de remercier tous les auteurs, techniciens, webmestre, membres du Comité directeur et institutions qui participent à cette belle aventure, la soutiennent, la font évoluer et lui permettent de vivre.

 

Rendez-vous est pris avec vous pour de nouvelles informations, dans quelques temps…

Didier GRANGE

 

 

Mot du Président Gérard Ermisse

Paris le 8 octobre 2009

Comme à chaque automne, je viens vous donner la tendance du moment et évoquer avec vous les moments importants de la vie de notre Portail des Archives francophones

En cette fin du mois d’octobre 2009, ce sera pour moi la dernière occasion de m’exprimer en ma qualité de Président de PIAF. En effet va me succéder à la fin du mois Didier GRANGE, archiviste de la Ville de Genève, secrétaire général adjoint du Conseil international des Archives. Il travaillera avec l’aide  d’un Comité Directeur du PIAF renouvelé et rajeuni au sein duquel nouveaux et anciens se côtoient déjà dans le même esprit sympathique et amical : une des caractéristiques de notre projet !

Comme je le fais, Marie Edith Brejon de Lavergnée, autre pilier fondateur du PIAF depuis ses origines se retire. Je laisse le soin à Didier de vous présenter prochainement les nouveaux membres : au travail depuis 1 an maintenant, ils sont déjà très actifs.
Ils l’ont prouvé en s’investissant tous à fond dans l’organisation à Dakar du 19 au 23 octobre 2009 de la première « Semaine internationale archivistique francophone » comprenant des séminaires de formation de formateurs au PIAF et aux logiciels du CIA, ainsi que des rencontres autour de la formation à distance de l’EBAD (Voir les annonces de la SIAF de Dakar sur notre site).
Didier travaillera avec l’appui du Bureau de l’AIAF, notre maison mère, lui aussi renouvelé, dont le nouveau Président est Claude de Moreau de Gerbehaye, adjoint de l’Archiviste général du Royaume de Belgique et avec l’aide financière constante de l’OIF/IFN et de tous les Gouvernements qui soutiennent ce projet depuis les origines .

Le lundi 19 octobre à Dakar, devant les plus hautes autorités du Sénégal, sera inauguré le PIAF 2.0, nouvelle forme et métamorphose de notre Portail. La forme informatique en est totalement renouvelée sur la base de logiciels « libres », de nouvelle génération mieux adaptés à nos besoins : cet effort de renouvellement est constant en informatique. Sur le fond aussi, il s’agira d’un Portail profondément renouvelé par la reprise de certains modules de formation, la mise à jour de tous les autres et l’enrichissement du contenu.
Se référant à la philosophie du WEB 2.0, il vise à plus d’interactivité et à faciliter l’insertion des contributions dans tous les domaines provenant de notre communauté professionnelles. Ce sera le moyen de « colorer » le PIAF aux couleurs de chaque continent et de chaque pays dans le respect de la diversité des situations, des cultures et des environnements institutionnels de chacun d’entre nous.
Mais la technique et le travail de quelques responsables ne suffit pas : allons résolument vers plus de dynamisme, réagissons et prenons la plume ou plutôt la souris (ennemi juré des archives) et le clavier pour contribuer à l’essor du bien commun et à l’enrichissement du PIAF en apportant idées, expériences, exemples de réalisations, informations de toutes sortes pour chacun de nos Volets du Portail
Je termine ainsi mon mandat en faisant appel au sens civique de tous mes collègues et pas seulement ceux qui président aux destinées des Archives dans leur pays : même l’archiviste le plus isolé et perdu dans sa solitude peut nous apprendre quelque chose
Alors bonne chance et bon succès à ce projet vieux de 10 ans et qui prouve tous les jours son utilité : nous avons réussi notre pari de 2001. Je souhaite aussi que cette première Semaine de Dakar ne soit pas la dernière et que d’autres se déroulent dans d’autres « capitales » de l’archivistique francophone. Pour conclure ce mot, un grand merci et une profonde reconnaissance à tous mes amis du PIAF qui m’ont aidé et soutenu depuis que je le préside et une pensée spéciale pour le Directeur de l’EBAD, pivot de la formation en Afrique et le Directeur des Archives nationales du Sénégal qui ont permis de réaliser cet événement de Dakar qui clôt brillamment mon mandat.

Gérard ERMISSE