Fiche descriptive
Nom du produit | |
Version fiche : 0 | 2022-10-24 |
Nom du rédacteur | Patricia DELAUNEY |
Historique du produit
Facebook a été créé en 2004 par un étudiant de Harvard, Mark Zuckerberg. Cette application était, au départ, destinée aux étudiants du campus. En 2006, Facebook s’ouvre au grand public et devient rapidement un phénomène de société.
(A voir : film « The Social Network » de David Fincher, sorti en 2010)
Facebook est devenu le premier réseau social avec 2.7 milliards d’utilisateurs actifs par mois.
La grande majorité des utilisateurs actifs vient de l’Asie du Sud-Est (42.3 %), d’Europe avec environ 15 % des utilisateurs actifs puis de l’Amérique du Nord avec 9,5 % (juillet 2020).
(Source : le journal du net https://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1125265-nombre-d-utilisateurs-de-facebook-dans-le-monde/)
En France, Facebook annonce 37 millions d’utilisateurs/trices actifs /mois (Source Le Figaro https://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/facebook-a-franchi-la-barre-des-37-millions-d-utilisateurs-en-france-en-2019-20200210 )
Si Facebook est le leader mondial des réseaux sociaux, il est en perte de vitesse chez les plus jeunes qui préfèrent Instagram ou Tik Tok (Source le journal du net https://www.journaldunet.com/media/publishers/1489031-les-reseaux-sociaux-chez-les-16-25-ans-en-2019/).
Description des usages communs
Toute personne possédant un profil ou toute société/institution ayant une page peut partager avec sa communauté/abonnés des publications (texte, photos, vidéos).
Un profil est une « page » créée sur Facebook par une personne à titre personnel alors qu’une page (terme officiel) est réservée à une entreprise ou institution.
Les followers (abonnés) peuvent interagir en associant une émotion : j’aime, j’adore, rire, colère, tristesse, étonnement et partager la publication sur leur propre fil d’actualité. Avec ce partage, on parle de « viralité » car les publications peuvent être partagées sans limite et se propager dans le monde entier en quelques heures.
Possibilités offertes :
Posts (publications) classiques : publication avec un texte court accompagné d’une iconographie (beaucoup d’internautes ne lisent que l’accroche).
Publication avec vidéos : c’est ce type de contenu qui fonctionne le mieux sur les réseaux sociaux. Pas le plus simple à utiliser pour les Archives. Quand l’institution n’a pas de chaine Youtube/Viméo…, elle peut publier ses vidéos directement sur Facebook. Un onglet « vidéo » est d’ailleurs présent.
Partage de liens : on peut partager les articles du site institutionnel des archives =>meilleure visibilité du site internet / la découverte des autres vidéos de la chaine.
Stories : vidéos ou images qui ne restent que quelques heures en ligne. Souvent associées à Instagram (autre réseau social qui appartient à Facebook ce qui permet de publier facilement et simultanément sur les deux réseaux).
Quizz : permet d’augmenter l’interaction avec les internautes
Articles : possibilité d’écrire des billets de blog, c’est-à-dire des textes plus longs qu’une publication pour les réseaux sociaux.
Messagerie avec « messenger » : permet envoi et réception de messages privés.
Usages recommandés pour les archives
Conseils
Avant de se lancer dans l’aventure des réseaux sociaux quelques principes et idées concernant l’utilisation et l’animation d’une page Facebook.
Se donner une ligne éditoriale : que souhaite-t-on mettre en avant ? Avec quels moyens ?
Constitution d’une équipe pour l’animation : en fonction des possibilités du service.
Se doter d’un petit catalogue de gifs (images animées) pour accompagner les publications notamment en cas de panne, d’annonce à faire… . Ils donnent une petite note de légèreté généralement appréciée des internautes. Exemple d’outil : Giphy.
Se doter de logiciels permettant de faciliter la publication : Photofiltre, Photoshop ou en exemple Canva qui permet d’adapter très facilement la taille des documents aux standards Facebook (c’est aussi vrai pour les autres réseaux sociaux).
L’animation d’une page Facebook peut être chronophage surtout au départ, il faut donc bien l’intégrer dans sa charge de travail dès le début de l’aventure.
Les publications peuvent n’être que du texte, mais elles sont en général moins vues/lues que des posts accompagnés d’images, de vidéos ou de liens. On peut utiliser des mots-clés (Hashtag) sur une page Facebook mais plutôt de manière modérée. L’utilisation de Hashtags est plutôt la marque de fabrique de Twitter et d’Instagram.
Les documents iconographiques sont très largement appréciés car ils donnent l’occasion au public de découvrir des documents peu ou pas connus, des lieux qui ont changé, des manifestations anciennes, des pratiques abandonnées.
Sélectionner un document :
Le document peut être intéressant par son contenu, le contexte de sa création, mais aussi par sa forme : beauté, laideur, … . A noter que les zooms ne sont pas possibles (pour l’instant).
Attention : ne pas oublier de mentionner les personnes à l’origine des documents notamment photographiques, de vérifier que vous pouvez publier les documents (communicabilité, droits d’auteur…).
Ne pas hésiter à avoir une ou deux rubriques qui instaurent un rendez-vous hebdomadaire autour d’une thématique. Il faut aussi penser à se renouveler.
La vidéo est un bon support pour les institutions culturelles.
Usages recommandés
Montrer la diversité des fonds conservés par les Archives afin de casser les clichés : le travail des archives ne s’arrête pas, comme peut parfois le penser le grand public, à la conservation des documents habituellement utilisés par les généalogistes (registres paroissiaux, état civil, recensement de population…).
Partager le quotidien des archives et l’activité avec les usagers : on donne ainsi une image plus humaine, plus incarnée de l’institution.
Inciter les internautes à consulter le site internet de l’institution grâce au partage de liens. On s’aperçoit que les usagers, de plus en plus, attendent que l’information vienne à eux et non le contraire. Il est aussi possible de partager des publications d’autres institutions si elles correspondent à la ligne éditoriale. Cela peut être également des articles de presse en lien avec l’actualité des archives.
Création d’événements afin de mettre en avant l’actualité des archives : exposition, ouvertures exceptionnelles, visites, Journées Européennes du patrimoine… => possibilité de créer des événements en partenariat avec d’autres institutions ce qui peut permettre de gagner en visibilité et d’augmenter son audience.
Anticiper les problèmes d’accès aux archives numérisées en ligne : prévenir, alerter, répondre => contact direct avec les usagers.
Possibilité de créer une boutique : peut être intéressant pour donner de la visibilité aux ouvrages et catalogues d’exposition si on ne possède pas de boutique sur son site internet.
Communiquer sur l’actualité des archives : les fermetures habituelles et exceptionnelles. Indisponibilité de documents en salle de lecture du fait de la numérisation ou/et de départ en restauration, nouveaux instruments de recherches, entrées de fonds…
Valorisation : annoncer les expositions : faire du teasing en photographiant le montage, rappeler régulièrement les évènements autour : conférences, ouvertures exceptionnelles, séances de dédicaces de livres, visites commentées…
Utilisation de la messagerie « Messenger » : contact direct avec les abonnés => réception de demandes de recherche, réponses rapides autour d’informations pratiques. Si elle est un plus, elle peut aussi être un problème si une réponse ne peut être donnée dans un délai raisonnable. Or, les utilisateurs envoient des messages à n’importe quelle heure. Il faut se convaincre de ne pas répondre en instantané et attendre un retour au bureau. Une réponse automatique peut-être générée sur les horaires de fermeture du service.
Captation et diffusion en direct (conférence, tables rondes, etc.) => bien communiquer en amont (attention, à la prise de son qui peut être le point faible) sur le fait que tel évènement pourra être suivi en direct.
Usages non recommandés pour les archives
Éviter les sujets politiques ou polémiques : ne pas s’aventurer sur des publications trop en lien avec une actualité politique ou/et polémique car il y a toujours un risque de dérapage. Derrière un écran, et souvent avec un pseudonyme, certaines personnes peuvent être très désagréables et polémistes.
Volumétrie/Charge de travail/Contraintes
Volumétrie
Publication : elles doivent être régulières, quotidiennes ou 2-3 fois par semaine (mais pas moins). L’objectif est d’installer un rendez-vous avec la communauté en publiant quotidiennement.
L’idéal : une publication quotidienne ou deux par jour mais guère plus afin de ne pas lasser les abonnés.
Certains horaires sont plus favorables : une publication entre 13h et 16h a plus de chance d’être vue/lue. On peut cependant affiner cette information en consultant les statistiques de sa page, dans l’onglet « publication », la fréquentation par horaire y est indiquée.
Possibilité de programmer automatiquement les publications.
*Source : https://www.oberlo.fr/blog/meilleurs-moments-pour-publier-sur-les-reseaux-sociaux
Doit-on publier pendant les vacances du community manager ?
A chaque institution sa politique : rend-on un service dit public ? A chaque service d’archives de répondre.
Aux ADIV, on ne publie pas en l’absence de la community manager. Pour les demandes de recherche via Messenger, un message automatique est renvoyé automatiquement indiquant le courriel des Archives départementales.
Charge de travail
Difficile à déterminer : cela peut aller de 15-20 minutes par jour à 2 heures.
Au lancement d’une page, on peut passer beaucoup de temps, jusqu’à 2 heures par jour du fait de la nouveauté de l’exercice : trouver l’idée ou le document, le numériser (si besoin), réfléchir à l’opportunité de la publication et à ses conséquences.
Contraintes
Savoir se renouveler, rester cohérent, ne pas se mettre une trop grande pression. Apprendre à ne pas forcément publier mais aussi à relativiser : une publication ne trouve pas forcément son public.
Être réactif. C’est un travail qui peut être prenant et qui peut, parfois, dépasser les horaires de bureau.
Côté addictif…
Réussir à fédérer une équipe : Convaincre l’équipe du bien-fondé de cette page et de ce qu’elle peut apporter à l’institution. Pour réussir, il faut communiquer régulièrement au sein du service sur les « posts » qui ont bien fonctionné, les statistiques de fréquentation, inciter et faciliter l’usage des réseaux sociaux au bureau en expliquant que c’est un outil professionnel pour la promotion du travail réalisé.
Déterminer le public que l’on veut toucher : Facebook permet d’atteindre différents types de publics ce qui explique le nombre d’abonnés sur ces pages où chacun peut trouver un intérêt pour une publication. On s’adresse à un public large et plutôt mature. Les plus jeunes préfèrent d’autres médias tels que Instagram, Snapchat, Tiktok…
Association document image/vidéo à la publication ainsi le « post » a plus de chance d’être vu/lu. Il ne faut pas oublier que les utilisateurs de Facebook (mais c’est vrai pour l’ensemble des réseaux sociaux) sont abonnés à de très nombreux comptes. Un simple texte a peu de chance d’être lu.
Gestion d’une messagerie supplémentaire.
Résumés des bonnes pratiques
Avoir envie d’être sur Facebook (ou n’importe quel réseau social en général) : on peut ne pas aimer les réseaux sociaux pour de nombreuses raisons légitimes mais difficile de ne pas y être tant la pratique s’est répandue. Ne pas utiliser les réseaux sociaux pour une institution actuellement renvoie une image plutôt négative, pas en phase avec la société.
Se donner une ligne éditoriale : réfléchir à des publications de qualité en adoptant un ton adapté aux circonstances. Être conscient des limites…. Il ne faut pas s’attendre à obtenir des milliers de « like » sur les publications. Certains posts avec des documents intéressants ne trouvent pas leur public alors que d’autres sur des sujets anodins font des dizaines de partages…
Être aimable, et poli : cela peut paraître basique mais les internautes oublient souvent le savoir-vivre. Aux Archives, de toujours répondre dans les règles : « bonjour », « cordialement » ou « bonne journée »….
Savoir prendre de la distance et garder son calme : les commentaires peuvent être désagréables, polémiques de la part des abonnés. Il ne faut JAMAIS répondre à chaud. Aussi, faut-il se doter d’une charte de bonne conduite pour les internautes ? A l’ouverture d’une page, il peut être signalé que certains types de commentaires ne seront pas tolérés et pourront être supprimés. Mais faut-il supprimer les commentaires ? Les propos outranciers sont, en général, modérés par les autres internautes. Supprimer un commentaire peut avoir un pire résultat… Facebook propose la possibilité de masquer les commentaires. Plus personne ne peut voir le commentaire mais l’auteur de la publication ne le sait pas.
Apprendre à déconnecter des réseaux sociaux : comme on y passe du temps il faut nécessairement prendre du recul pour garder une forme de fraicheur et l’envie. Un réseau social peut être un formidable vecteur de promotion, de veille mais c’est aussi un espace de défoulement pour certains dont il faut réussir à s’éloigner.
Bibliographie/Webliographie
Sur le site France Archives
Accès à l’étude concernant l’implication du Réseau des Archives départementales et municipales dans les médias sociaux en France.