Module 8 - Section 5 : Programmer la restauration des documents

6. Les documents liés à la restauration

Lorsque le service n'est pas doté d'un service de restauration et que l'on fait appel à un prestataire de service, il est très important d'établir un cahier des charges afin de délimiter précisément les missions du prestataire et de spécifier les prestations attendues. Ce cahier des charges sert aussi de base à l'élaboration du devis.

Par ailleurs, toute restauration doit être documentée avec beaucoup de précisions: c'est l'objet du rapport de restauration établi pour tout document restauré par le restaurateur, qu'il soit interne ou externe au service d'archives.

6.1. Le cahier des charges

Le cahier des charges est un document établi par le service qui donne à restaurer un document à un restaurateur extérieur.

Sa rédaction est importante, car elle permet d'établir les responsabilités et de garantir les recours en cas de problème ultérieur.

Il doit rappeler :

  • Les grands principes énoncés ci-dessus

    • respect du document

    • conservation d'un maximum d'éléments originaux

    • réversibilité

  • Les traitements interdits pour le type de document à restaurer

  • Les produits qu'il convient d'utiliser et ceux qui sont à exclure

  • Les souhaits spécifiques du service commanditaire

    • simple consolidation en vue d'un microfilmage et d'une numérisation

    • restauration complète

    • confection d'une boîte de conditionnement spéciale pour le document

    • dans le cas d'un document scellé, restauration ou non du sceau

    • etc.

  • Les procédures de vérification et de recours éventuel

Un modèle pour l'élaboration d'un cahier des charges de conservation-restauration des documents d'archives en parchemin, papier et calque est proposé par la Direction des Archives de France. Il est assorti d'un lien.

6.2. Le rapport de restauration

Le rapport de restauration doit fournir des renseignements exhaustifs sur :

  • les caractéristiques archéologiques du document au moyen d'une description écrite et d'une documentation photographique complète avant restauration.

  • l'analyse des caractères matériels et des processus de dégradation, les résultats des mesures et la justification du choix du traitement;

  • le traitement effectivement appliqué: description précise des méthodes et produits appliqués (quantités, conditions d'application, etc.) Les méthodes utilisées doivent être connues et vérifiées scientifiquement : de ce point de vue la transparence doit être parfaite et la déontologie d'un restaurateur compétent et honnête lui interdit de dissimuler la moindre information;

  • la réversibilité des produits appliqués: pour chaque produit, et en particulier pour les colles, avec l'indication du ou des solvants les mieux appropriés pour le démontage de la restauration.

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